hommage à Pimprenelle

11 août 2019

"LE TEMPS PASSE" (Le temps passé)

Mes sauvageons, Causette et Gribouille, étaient partis en vadrouille au bord du canal et m'avaient rapporté leur rencontre.

Les voici gambadant le long de la berge du canal et s'éloignant de plus en plus de la maison. Les chats vont loin, très loin parfois.

Ils rencontrèrent, assis sur une borne un très très vieux monsieur triste, et ils entamèrent la conversation.

- Tu attends quoi, Monsieur ?

- J'attends que le temps passe, pour voir "le temps passé"

- Pourquoi, tu attends que le temps passe pour voir le temps passer ? demande Causette

- Parce que j'aime voir "le temps passé", repasser.

- Mais le temps passé ne revient pas, il ne repassera plus, lui répond Gribouille.

- J'attends quand même que le temps passe, et comme il fait beau temps, j'ai tout mon temps.

- Ne perds pas ton temps à attendre que le temps passe, Monsieur, viens avec nous.

- Non, je reste. Restez avec moi et vous verrez "Le temps passé".

- On veut bien, monsieur, mais si le temps est trop long, on ne restera pas longtemps.

Ils entendirent tout à coup des clapotis sur le canal et tournèrent la tête.

 

Ils virent alors "LE TEMPS PASSE".

 

  

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 Les sauvageons n'en croyaient pas leurs pattes.

 - Il avait raison le monsieur, dit Causette. On a attendu et on a vu passer "le temps passé."

 - Il faut laisser le temps au temps, répondit Gribouille.

 

Et ils repartirent l'un derrière l'autre, méditant sur le temps qui passe.

 

 

 

 

 

 

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01 août 2019

BRUITS DES VILLES ET BRUITS DES CHAMPS

 

Ca pétarade, ça pétarade…

Il passe, perché sur sa roue arrière, dans un bruit assourdissant.

Et cela quatre fois par jour.

Est-ce que cela gêne quelqu’un ?

Apparemment, personne ne s’insurge.

Il circule en toute impunité.

 

Alors, cela m’a fait penser à Maurice, ce coq qui chante dès l’aube.

Et à qui on veut enlever le « permis de chanter ».

J’ai vécu mon enfance, et toute mon adolescence à la campagne.

Le coq chantait, dès potron-minet.

Le tracteur du voisin était de sortie pour le labour des champs.

Au loin, une moissonneuse moissonnait…

La cloche du village allait sonner…

Et alors !

Pour nous,

C’était la vie à la campagne,

C’était la vie de la campagne.

 

Maintenant, je réside mi-campagne, mi-ville, dirais-je.

 

D’où ces engins pétaradants quotidiennement.

 

Mais je profite quand même de quelques bruits de la nature.

Entendez-vous cette tourterelle qui roucoule au coin de votre fenêtre alors que vous dormez ?

Bien sûr je l’entends. Et alors ?

 Je lui dis souvent d’aller roucouler ailleurs. J’aime bien lui parler.

Et puis, ces pies qui jacassent, qui se disputent, tout en haut des grands cèdres…

Je m’amuse à les regarder.

Et les oiseaux qui piaillent dans la haie d’à côté ?

 Ils se croient au Tribunal et se disputent pour savoir si Maurice, le coq, doit être condamné, et à quelle peine.

Et les grillons ? les entendez-vous de Mai à Juin ? Et même parfois une cigale ?

Quelle chance d’entendre encore tous ces chants.

 

Laissons vivre et chanter la nature.

Chante Maurice, chante.

 

Mais, de grâce, faites arrêter le vacarme que font ces engins pétaradants.

 

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15 juillet 2019

LE LIVRE DE LA VIE

 

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La mémoire,

Est le  livre de la vie.

 

Est-ce  un livre d’aventures, un roman,

Un thriller, un conte de fées, un livre nul,

un livre de Goncourt…...?

 

Vous ouvrez le livre de votre vie et des souvenirs vous assaillent,

 votre jeunesse, votre éducation, la rencontre avec les autres,

la naissance de son enfant, les aléas de la vie,

  ses bonheurs et ses malheurs….

Vous vous étonnez que votre mémoire se souvienne  de cette vie-là,

D'une vie agréable ou pas, avec des problèmes

ou sans problèmes particuliers,

un peu turbulente parfois,

 insipide, fade,  monotone, à d’autres moments.

Vous vous souvenez étonnament du lieu où vous étiez, ce que vous

faisiez, l'heure qu'il était, lorsque est survenu un évènement

important.

 Puis, vous avez relégué ce livre au fond d’un tiroir.

Et pris par le tourbillon de la vie,

vous l’avez oublié durant de longues années.

 

Mais un jour, celui-ci réapparaît.

Vous l’ouvrez.

Vous vous apercevez alors que plusieurs pages sont déchirées,

Arrachées même.

Vous êtes incapable de vous souvenir ce qu’elles racontaient.

Des tranches du passé ne sont plus.

Les souvenirs se sont simplement effacés.

Alors vous avez un doute.

Serait-ce un livre écrit par « Alzheimer » ?

Votre mémoire flanche, mon ami, pensez vous.

Pas de passé ? pas d'avenir ?

Vous restez sans souvenirs.

Quel était mon nom, quelle était ma vie ?

Les larmes coulent sur votre visage.

 

Mais quel est donc ce livre que vous ne pouvez plus lire ?

 

UN TROU NOIR,

L'OUBLI DE L'ESPRIT.

 

Tel en est le titre.

 

 

 

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10 juillet 2019

CAUSETTE AU PARADIS DES CHATS

  CAUSETTE est partie rejoindre Princesse, Vanille et tous les autres, au Paradis des Chats.
Oui, elle m'a quittée et laisse maintenant "La Dame aux Chats" bien seule.
Un carcinome du nez, la vieillesse, la chaleur, peut-être aussi l'absence de Princesse, ont fait qu'elle est partie aidée par le vétérinaire.

 

Elle avait plus d'un tour dans son sac, la petite Causette.

Un jour, je vis une souris poursuivie par Causette se réfugier dans un trou.

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Un matin, j'entendis des aboiements. Et la souris aussi. Celle-ci rassurée sort enfin de son trou mais le chat se jette sur elle.
Juste avant de se faire croquer, j'entendis la souris lui demander :
 
- Mais tu es un chat ! Pourquoi aboies-tu ?
 
Et la Causette lui répondit :
 
- Tu sais, les temps sont durs en ce moment, je suis devenue bilingue.
OUI, elle cause, elle cause, LA CAUSETTE.
Lorsque je lui parlais :
- D'où viens-tu ?
 
- Miaou, miaou
- Tu as mangé ?
- Miaou, miaou
Et à autant de questions que je posais, je recevais une réponse.
 
Et elle se trémoussait.

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26 juin 2019

LES ETES DE MON ENFANCE

Les étés d’autrefois.

JUIN 1950

Dès le matin, on savait que la journée serait belle et chaude. Une légère brume à l’horizon en était l’annonciatrice.

Les platanes, en bordure de route, dispensaient leur ombre généreuse  sur la façade de la maison jusqu’à une heure avancée de la matinée.  Après, les volets étaient tirés, mi-clos, pour garder une fraîcheur toute relative.

Après le déjeuner, une sieste était conseillée, surtout aux enfants que nous étions.

La campagne écrasée de chaleur s’assoupissait, s’endormait.  Les bruits s’étaient tus, comme endormis eux aussi.

Seules les cigales mâles dérangeaient  ce  silence de leur cymbalisation. Nous trouvions au pied de l’arbre  leur peau (exuvie) que le corps de l’insecte avait  délaissée  lors de  la mue.

Parfois les platanes laissaient échapper une plainte.

C’était l’écorce de ces grands arbres qui craquait, qui se fissurait en écailles et qui se détachait du tronc pour tomber à terre, laissant apparaître le liège.  Les feuilles séchées par la canicule volaient dans les champs alentours.

L’été s’annonçait chaud.

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22 juin 2019

HISTOIRE CHOUETTE

 

Si je vous conte cette histoire chouette, tous les blogueurs qui se respectent, vont très certainement se moquer de moi. Mais tant pis, à mon âge on s'en fout. Je vais donc vous conter cette histoire, très courte.

C'était une fin d'après-midi d'été, entre chien et loup, je rentrais de mon travail et peu avant d'arriver chez moi, devant chez Mémé Jeanne, je vis un volatile sur le bas côté de la route.

la chouette

 

- Tiens, me dis-je une poule de Mémé Jeanne s'est faite écraser, je vais la lui apporter.

Je m'arrêtai donc et je ramassai le volatile. Il me semblait bien qu'il avait des plumes un peu bizarres pour une poule, mais après tout, cela ne pouvait être qu'une de ses poules, sortie se promener en bordure de route.

Je frappai à sa porte et lui présentai le volatile.

- Bonsoir Mémé Jeanne, j'ai trouvé une poule écrasée, je pense qu'elle est à vous.

Et je fus surprise de l'entendre crier, effrayée :

- Ah ! mon dieu, c'est une chouette effraie !

 Je suis restée plantée là, ne sachant plus que faire, ni que dire, ma chouette à la main.

Autrefois, dans les campagnes, ces paisibles et très utiles rapaces nocturnes étaient fréquemment tués par superstition. On les crucifiait sur les portes de granges pour éloigner de prétendus esprits.

Etait-elle superstitieuse Mémé Jeanne ?

Elle était chouette mémé Jeanne. Elle me donnait des gâteaux.

Pour l'anecdote : Mémé Jeanne est morte à 101 ans, il y longtemps maintenant.

 

 

 

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14 juin 2019

HISTOIRE DE GOLF

 

LE WEEK-END ARRIVE, ALORS DERIDONS-NOUS.

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Un homme joue au golf pour la première fois sur un terrain particulièrement compliqué.  

A un certain moment, il s'embrouille et n'est plus certain de l'endroit exact où il se trouve sur le parcours.

 
En regardant autour, il aperçoit une femme qui joue devant lui.
 
Il s'approche, s'excuse, lui explique sa confusion et lui demande si elle sait sur quel trou il joue.

  
Elle répond :- Eh bien, je suis sur le 7 ème et vous êtes un trou derrière moi, alors vous devez être sur le 6 ème.
 

  
L'homme la remercie et poursuit sa partie.
 

 
Un peu plus tard, la même situation se produit.
 Il approche encore une fois de la femme et lui pose la même question.
 Elle réplique:- Je suis à présent sur le 14 ème trou et vous êtes un trou derrière moi.
 
Vous devez donc être au 13 ème.
 

 
L'homme la remercie à nouveau et termine sa partie.
 

 
Lorsqu'il entre au Club House, il aperçoit la femme assise au bar.
 

 
Il demande au barman s'il la connaît.
 

 Celui-ci
répond par l'affirmative:
 

 
Elle est représentante et vient jouer à ce club régulièrement.
 

 
Notre golfeur s'approche d'elle et lui offre un verre pour la remercier.
 
 -
Je crois comprendre que vous êtes représentante.
 Je suis également dans la vente.
Qu'est-ce que vous vendez?

 
- Si je vous le dis, promettez-moi de ne pas rire.
 
 - D'accord, répond l'homme.
 

 
- Eh bien, poursuit-elle un peu gênée, je travaille chez Tampax.

 
Sur ce, l'homme se met à rire à gorge déployée.
 

  -
Je savais que vous ririez de moi, chaque fois que je dis ce que je vends, c'est la réaction que ça provoque.
 

-
Non, non, répond l'homme après avoir essuyé ses larmes, je ne ris pas de votre profession ! Je travaille chez Lotus et je vends du papier toilette, je suis encore un trou derrière vous !
 

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08 juin 2019

MANQUE D'INSPIRATION

1694180103J'ai la "souris" en suspens.

Ma note est vierge encore,

Et j'attends l'inspiration.

 

Les mots me manquent,

Ils se planquent.

Un grand vide m'opprime.

 

MAIS

 

 Demain, je vous le promets,

Je chercherai

De bonnes idées.

 

(Enco

 

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23 mai 2019

LE BONHEUR EST DANS LE PRE

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21 mai 2019

PÊLE-MÊLE OU MELI-MELO

Je n'ai point d'inspiration,

alors quelques créations de Pimprenelle

feront bien une petite note.

 

 

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Couleurs, notes de musique, se mêlent

Pêle-mêle.

Papillons,  fleurs et oiseaux,

Pêle-mêle,

animent le tableau.

 

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Un méli-mélo de rubans colorés

 

et voici une petite création

 

sans prétention.

 

 

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Un chat studieux et la dame au chapeau

 

Font un joli tableau

 

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Fleurs et couleurs 

Méli-mélo

Tout en douceur.

 

 

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 Et pour terminer :

LA BELLE ET LE CHAT

 

 

 

 

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